Voyager au Costa Rica, c’est partir à la découverte de ses nombreux parcs nationaux et de la faune exceptionnelle qui les habite. Paresseux, toucans, tapirs, colibris, singes et bien d’autres ont croisé mon chemin durant trois semaines.

Photo Quiterie Sardin
Levez la tête !
Il y a toujours un singe ou un paresseux caché dans un arbre. Nous avons passé la plupart de notre temps la tête en l’air, scrutant chaque branche pour apercevoir ces drôles de mammifères.
L’effort a payé, puisque nous avons pu en observer plusieurs au cours de notre séjour. Le plus surprenant, ce sont les singes hurleurs. On les repère grâce à leur cri puissant, qu’ils utilisent comme moyen de défense. Pour nous, c’était un indice précieux pour les localiser.
Parce que découvrir, c’est aussi sauver
Sur les conseils de Clara, je me suis rendue dans un centre de sauvetage, un endroit où les animaux blessés ou issus de la captivité illégale sont soignés avant d’être relâchés dans la jungle.
Là-bas, j’ai pu voir un ocelot, des crocodiles, différentes espèces d’oiseaux et de serpents, des biches, des sangliers, des singes, et bien sûr, des paresseux.
Malheureusement, certains animaux ne peuvent pas être réintroduits dans la nature, soit parce qu’ils sont trop malades, soit parce qu’ils ont perdu leur instinct sauvage. Dans ces cas-là, le centre leur offre une nouvelle maison dans de bonnes conditions, au milieu de la jungle, leur habitat naturel.

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Lumière (rouge) sur les tortues
Voir une tortue, c’est magique. En voir une centaine, c’est inoubliable !
Un soir, sur la côte Pacifique, nous sommes allés à la rencontre des tortues qui viennent pondre sur une des plages.
L’activité est encadrée par des volontaires locaux qui expliquent les règles à suivre : pas de lumière blanche, uniquement rouge pour ne pas éblouir les tortues ; interdiction de les toucher ; il faut aussi se tenir à l’écart, jamais devant elles, toujours derrière, et aucun bruit n’est toléré pendant la ponte. La tortue ne doit pas sentir la présence humaine.
Une fois ces règles bien assimilées, le spectacle peut commencer. Une première tortue fait son apparition, mais elle hésite et repart quelques instants plus tard. Une deuxième arrive, explore la plage, puis disparaît elle aussi. “Et si aucune tortue ne pondait ce soir ?” m’inquiète-je. “Patience !” nous rassure le guide. Quelques minutes plus tard, une troisième tortue surgit. Nous suivons ses traces dans le sable et assistons enfin à une ponte ! De plus, c’est une tortue verte, une espèce rare selon les guides.
Alors que la nuit avance, les tortues se font timides, et une heure passe sans événement. Puis soudain, le guide s’exclame : “Amigos, ¡vamos, hay pequeñas tortugas!” Ai-je bien entendu “pequeñas tortugas” ? Nous nous précipitons à l’autre bout de la plage et découvrons le clou de cette soirée magique : une éclosion en direct.
Pendant plus d’une heure, une centaine de bébés tortues émergent du sable (tel le clip Thriller de Michael Jackson). Nous les avons accompagnées jusqu’à la mer. Ce fut un moment suspendu, hors du temps.
Quiterie Sardin